Ce sont à nouveau des chemins étranges et pleins de surprises, souvent inconnus ou peu arpentés, que l’on a emprunté lors des derniers Zapéro-contes. La soirée a offert son lot de découvertes avec une belle brochette de nouveaux conteurs et raconteurs d’histoires, désireux de s’essayer à la plus importante scène ouverte de Bruxelles.
Quel plaisir d’accueillir, notamment, pour la première fois, Oliviero, conteur toulousain, de passage dans la capitale, qui nous a gratifié d’une très belle histoire de corbeaux. Oliviero, c’est véritablement une voix magnifique, une parole qui capte d’emblée l’attention et … du soleil sur la scène. Merci à Ria Carbonez de nous l’avoir amené. Ria, conteuse de grand talent souhaitait depuis longtemps venir aux Zapéro contes. Son conte nous a transportés en Amérique dans une réserve indienne afin de suivre les tribulations de Grandes Cornes à qui un médecin blanc annonce qu’il va bientôt mettre au monde un veau !
Egalement pour la première fois sur la scène des Zapéro-contes, Léa Tridetti nous a fait suivre les tracas de Roberto, un italien, qui, se déplaçant en Allemagne, doit transporter, dans sa camionnette, le corps de sa mère, subitement décédée sur l’autoroute pendant le voyage.
Aline Liénard nous a conté l’histoire de Mamadou, pêcheur ne sachant pas pêcher qui, par le plus grand des hasards, va attraper dans ses filets une sirène : Mami Wata. La Reine des eaux, la déesse des mers. Une rencontre qui lui sera bénéfique à l’inverse de son voisin, un jaloux qui assumera les conséquences de sa bêtise. Un conte proposé en « amuse-bouche » du spectacle « Mami Wata voit rouge » qu’Aline présentera le 7 avril prochain dans le cadre de nos soirées Pilier de conte(oir).
Malgré que la Saint-Valentin soit déjà passée, Danielle nous a conté, elle, l’histoire du cœur du monde tombé amoureux d’une source. Une jolie parenthèse poétique pour nous amener à comprendre mieux sans doute l’expression « vivre d’amour et d’eau fraîche ».
Pour sa part Dominique Leruth nous a conduit jusqu’à la terre des fées et des farfadets, avec l’histoire d’une toute petite fleur. Une éphémère, désespérée de son sort à venir, après une unique journée de vie. Une histoire toute simple, pleine d’émotion et de sagesse.
De l’émotion encore avec le récit « Hors du silence » apporté par Jacques Merckx qui conte avec une attachante simplicité et sincérité.
N’oublions pas un joli moment d’humour avec Yves Jadoul, cherchant désespérément après une femme rousse, vraiment rousse, tandis qu’Yves Farah, était bien malheureux, lui, d’avoir épousé une femme wattman. (conductrice de tram)
Même si ce soir-là tous nos spectateurs étaient largement sortis de l’âge de l’enfance ils ont pu apprécier le conte choisi par Thérèse Guyaux ,« Le grand pull de Petit Ane ». Histoire d’un âne qui s’ennuie terriblement et qui aimerait quitter son étable pour aller en prairie, en plein hiver.
Enfin, Dominique Brynaert a conclu cette soirée très éclectique dans le choix des contes avec « Le Repas de Mensonge et Vérité », histoire au cours de laquelle Mensonge prétend, dans une maison en deuil, être un magicien pouvant ressusciter les morts dans le seul but de se voir enfin offrir un repas. Ce sont des univers étranges, très diversifiés qui se sont ainsi croisés pour le plus grand plaisir du public.
Nos Zapéro-contes accueillent très souvent aussi des musiciens auteurs-compositeurs. Merci cette fois encore à Chris Pollet pour sa générosité, son talent et sa fidélité.